Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 22:31

RYTHMES SCOLAIRES

Communiqué de la CGT Educ’Action.

Retrouvez l'article et toute l'actualité du pôle primaire dans

La lettre aux écoles de la CGT Educ'action 31 du 29 mai 2012.

La CGT Educ'Action prend acte des déclarations du nouveau ministre de l’Éducation nationale sur les rythmes scolaires. Elle s'étonne de ces déclarations faites sans qu'aucune concertation n'ait été ouverte sur ce sujet par Vincent Peillon.

La CGT Educ'Action, sans être opposée par principe à une modification des rythmes scolaires à la rentrée 2013, rappelle les conditions qu'elle met à toute modification :

- Toute transformation concernant l’organisation des rythmes scolaires doit faire suite à une concertation de tous les acteurs concernés ;

- Cette réflexion approfondie doit prendre en compte l’ensemble des paramètres en lien avec les différents rythmes : rythmes de l’enfant, rythmes de travail : des enseignant-e-s, des divers "intervenant-e-s", des parents ;

- Des horaires des surveillant-e-s, des animateurs-trices, des intervenant-e-s, des écoles proches maternelles et élémentaires, des transports scolaires sont à prendre en compte ;

- La question de la responsabilité de chaque partenaire sur chaque temps d’intervention (enseignante, directeur-trice, animateur-trice, intervenant-e, collectivité territoriale...) doit être définie avec précision.

Toute transformation des "rythmes" doit inclure :

- L’assurance qu’en termes de moyens humains (personnels formés et qualifiés), matériels et financiers,toutes les conditions soient réunies avant la date d’une éventuelle modification;

- La gratuité de l’école et des activités périscolaires pour tous les enfants ;

- La prise en compte de la spécificité de l’école maternelle et des besoins propres aux enfants selon leur âge.

La CGT Educ’Action revendique :

- Un rythme de travail basé sur 7 semaines de travail / 2 semaines de vacances et la suppression des zones ;

 - La mise en place d’un dispositif national unique ;

 - Une déconnexion du temps de l’enseignant de celui de l’enfant (4 enseignant-e-s pour 3 classes et une réduction du temps d’enseignement à 18h) ;

 - Une réduction et un rééquilibrage des programmes de l'école élémentaire.

Montreuil, le 21 mai 2012.

Par CGT Education 31 - Publié dans : Actualités-actions Education
Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 18:35

Lisez et diffusez le 4 p. ECLAIR de mai 2012

de la CGT Educ'action.

ECLAIR : des débuts à aujourd'hui, la CGT Educ'action dit non.

Annoncé dans la foulée des États généraux sur la sécurité à l’école en mai 2010, il s’inscrit totalement dans le projet pour l’école du gouvernement : exfiltrer de bons éléments des établissements et offrir aux autres une
éducation au rabais, rejetant, de fait, la responsabilité de l’échec scolaire sur les élèves et leurs familles. On trouve ce glissement vers l’individualisation dès 2006, dans la politique de De Robien où l’on passe d’une notion de zone à une notion de public : sélection progressive d’un petit nombre de « méritants », recentrage sur les destinées scolaires individuelles qui dédouane l’institution de ses responsabilités en matière
d’échec scolaire.
Le projet ECLAIR a aussi été l’occasion pour le gouvernement d’expérimenter des mesures destinées à tous les autres établissements et écoles : notation, autonomie des chefs d’établissements, attaque sur les statuts (même si ce dernier point a été en partie retoqué par le Conseil d’État (voir p.2).
Il est aussi le support d’une autre visée du gouvernement, l’école du socle. Cette dernière notion n’apparaît pour l’instant dans aucun texte officiel, mais les recteurs et les inspecteurs d’académie ont l’air plus au courant de ce qui nous attend. L’école du socle semble construite pour servir de gare de triage pour les 50 % des élèves que la stratégie de
Lisbonne ne destine pas aux études supérieures.
À l’heure actuelle, aucun bilan n’a été présenté, que ce soit sur le plan pédagogique ou sur celui de la vie scolaire.
Enfin, Chatel a annoncé une nouvelle procédure spécifique pour l’affectation sur postes ECLAIR à la rentrée 2012. Sous couvert d’un mouvement spécifique national, ce sont les recteurs qui font le choix des candidats pour les postes ECLAIR, écartant à leur gré certaines demandes.
Ce « mouvement » se fait sans aucune transparence, bloque des postes au mouvement intra et est à l’image de ce qu’est le dispositif ECLAIR dans son ensemble : une propédeutique de la dérégulation de l’Éducation nationale.
Cela, la CGT Éduc’action ne l’accepte pas. Elle revendique, au contraire, une réelle politique ambitieuse pour l’Éducation prioritaire afin de donner plus à ceux qui en ont le plus besoin.
Anne‐Sophie Leymarie, Laurent Igheroussene, Samuel Serre - CGT Educ'action.

Par CGT Education 31 - Publié dans : Actualités-actions Education
Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 18:23

 

Appel intersyndical de

SUD EDUCATION 31, CGT EDUC'ACTION 31, CNT-SSE 31

REFUSONS LE LPC !

Différencier “évaluation par compétence” et “pédagogie par compétence”

L’institution ne considère les compétences que sous l’angle de l’évaluation alors qu'elles sont pour nous à prendre sous l’angle de la pédagogie, en ne relayant pas les savoirs au rang d’outils mais en les réaffirmant comme une des composantes essentielles de l’école.

Toutes les compétences ne peuvent pas être évaluées

L’éducation doit s’impliquer davantage dans la formation du futur citoyen. Mais l’école ne peut évaluer des compétences qui n’auraient pas été travaillées tout au long de l’année.

Les évaluer sans un travail préalable donnerait un poids inacceptable à l’origine sociale des élèves : ce n’est pas ça l’école de « l'égalité » !

Un outil de fichage

Devenu subrepticement une application numérique depuis janvier 2010, le LPC n’est donc pas un outil pédagogique. Les données personnelles qu’il contient — et qui relèvent purement et simplement du fichage — sont exportables sur n’importe quel fichier de n’importe quel service : la mobilisation des parents et des enseignants avait permis que les compétences soient retirées des données enregistrées sur Base­ Élèves, elles reviennent par la fenêtre, grâce au LPC !

Une exigence des patrons européens

L’instauration du LPC, mettant en œuvre le programme éducatif de l’OCDE, répond en réalité aux seules exigences du patronat : ce qui est en ligne de mire, c’est la suppression des grilles de qualification des conventions collectives.

 

Considérant que ce livret n’est pas un outil de communication efficace et clair en direction des familles,

Considérant que ce livret entraînerait une surcharge de travail non

comptabilisée qui se ferait au détriment du temps consacré aux préparations de

la classe et à la réflexion pédagogique,

Considérant que ce livret est porteur d’une conception restrictive de

l’évaluation et induit des pratiques pédagogiques rétrogrades,

Considérant que ce livret n’est un outil de travail ni pour les enseignants du

primaire ni pour les enseignants du secondaire, mais bien un fichage,

Considérant qu'il constitue aussi une menace pour notre statut dans le cadre de la mise en œuvre de l’évaluation ministérielle informatisée des enseignants

En bref parce que c'est un outil anti-pédagogique et dangereux!

Nous appelons les équipes du 1eret du 2nddegré à boycotter collectivement le Livret Personnel de Compétences et à refuser de le remplir !

Retrouvez cet appel ici.

Par CGT Education 31 - Publié dans : Communiqués de Presse
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 18:15

Les propos de Vincent Peillon, rapportés dans le Monde en date du 10 mai 2012, de mettre fin aux évaluations nationales dans l'état actuel se limitent à la seule suspension des remontées des résultats au ministère.
La CGT Éduc'action a déjà condamné à maintes reprises ces évaluations comme étant des éléments centraux dans le pilotage du système éducatif en lien avec le socle commun, le Livret Personnel de Compétence, mais aussi dans les nouvelles modalités d’évaluation des enseignants, avec le risque de mettre en concurrence les écoles entre elles au travers de l'utilisation de leurs résultats.
La prime attribuée aux seuls enseignants qui font passer ces évaluations (dont le but à peine caché était d'imposer ce mode de contrôle), a instauré parfois un climat délétère dans certaines écoles et une division entre les enseignants.

La CGT Éduc'action pense qu'il faut en finir dès cette année avec ces évaluations. Le seul moyen est de ne pas les faire passer.

Rappelons qu'évaluer fait partie intégrante de notre travail. Chaque enseignant met en oeuvre ses propres évaluations au rythme qu'il le souhaite en fonction des apprentissages.
Évaluer, c'est non pas stigmatiser les élèves en difficulté pour les inciter à faire des stages de remise à niveau ou de l'aide personnalisée, mais leur proposer sur le temps scolaire des aides spécialisées, ou en petits groupes.
Évaluer n'est pas valider un minimum des compétences, mais mesurer les progrès de chacun à un moment donné. Cela nécessite de réattribuer des postes dès la rentrée mais aussi de supprimer la notion de socle commun.
La CGT Éduc'action continue de dénoncer :
• le pilotage du système par les résultats débouchant sur évaluation et « contractualisation » des écoles, et donc de chaque enseignant, culpabilisant les collègues avec de moins en moins de moyens ;
• la prime à la tâche et la culture du résultat ;
• le socle commun qui instaure un minimum éducatif qui est contraire au maximum pour tous garant de l'émancipation de tous les élèves ;
• le Livret personnel de compétences.
Pour toutes ces raisons, la CGT Éduc'action appelle les collègues à se réunir pour décider des actions les plus pertinentes à envisager et à refuser de faire passer les évaluations.
C'est par une mobilisation collective que nous ferons disparaître ces évaluations dans la logique de l'école du socle.

Montreuil, le 11 mai 2012.

Lisez et diffusez la lettre du Premier degré de la CGT Educ'action 31.

Par CGT Education 31 - Publié dans : Actualités-actions Education
Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 17:45

Pour la CGT Éduc'action, l'élection d'un nouveau président de la République doit être l'occasion d'en finir avec les années de régressions sociales que nous venons de subir.
Nous avons maintenant la responsabilité de nous mobiliser pour que nos revendications soient entendues par le nouveau pouvoir en place.

Les sujets de mobilisation ne manquent pas !

- 80 000 emplois viennent d'être supprimés dans l’Éducation nationale en 5 ans. La CGT Éduc'action demande l'annulation de ces suppressions d'emplois et un collectif budgétaire ambitieux.
- La réforme du recrutement et de la formation des enseignant-e-s est une catastrophe qu'il faut d'urgence inverser. La CGT Éduc'action demande, en urgence, que les stagiaires ne soient pas à temps complet à la rentrée et demande l'ouverture de négociations pour revenir sur cette réforme.
- La loi du 12 mars 2012 sur les non-titulaires est insuffisante. La CGT Éduc'action demande que tous les personnels éligibles à la titularisation dans le cadre de cette loi soient titularisés. Elle demande l'ouverture de négociations pour une titularisation réelle, sans condition, de tous les précaires, avec la fin du recrutement de non-titulaires. La CGT Educ'action demande, par ailleurs, l'ouverture de négociations pour les non-titulaires n'ayant pas de corps de fonctionnaires pouvant les accueillir : assistants d'éducation et EVS.
- La voie professionnelle est en grand danger du fait de la réforme du Bac pro en 3 ans et du fait de la mise en avant de l'apprentissage. La CGT Educ'action demande l'ouverture de négociations pour revenir sur la contre-réforme du Bac pro en 3 ans et demande à ce que l'apprentissage ne soit plus favorisé comme seule voie.
- Les réformes des lycées généraux et technologiques mettent en danger les spécificités et les objectifs de ces voies. La CGT Éduc'action demande l'ouverture de négociations pour revenir sur ces réformes.
- Le 1er degré a été particulièrement touché ces dernières années, que ce soit par de nouveaux programmes rétrogrades, ou encore la suppression des RASED. La CGT Éduc'action demande l'ouverture de négociations sur l'organisation et l'objectif du 1er degré et le rétablissement de tous les RASED.
- L'introduction des GIP met gravement en danger les GRETA. La CGT Éduc'action demande l'abandon de cette réforme.
- La revalorisation du métier doit se faire d'abord par une revalorisation salariale. La CGT Éduc'action demande une augmentation immédiate du point d'indice à hauteur de 300 € en plus et l'ouverture de négociations sur la grille salariale.
La CGT doit prendre l'initiative de mobilisations d'ampleur pour gagner de nouvelles avancées sociales.

Montreuil, le 7 mai 2013

Diffusez cet appel de la CGT Educ'action.

Par CGT Education 31 - Publié dans : Communiqués de Presse

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